Coronavirus en Ille-et-Vilaine : Avec ses tests rapides, NG Biotech sort grandie de la pandémie
Chez NG Biotech, tout est question de réactivité depuis le début de la crise sanitaire. Ce qui tombe plutôt bien pour une entreprise spécialisée dans les tests médicaux rapides. Fondée en 2012 à Guipry-Messac au sud de Rennes, la société a connu un sacré coup d’accélérateur depuis un peu plus d’un an. Avant que la pandémie de coronavirus ne s’abatte sur la planète, elle fonctionnait en mode start-up avec une trentaine de salariés et commercialisait des tests d’antibiorésistance et des tests de grossesse urinaires indiquant la semaine de conception du futur bébé.
Au printemps dernier, le Covid-19 est venu chambouler son cœur de métier. « Nos activités historiques ne pèsent désormais que pour un tiers », reconnaît Milovan Stankov-Pugès, PDG de NG Biotech. En avril 2020, la société bretonne s’est ainsi distinguée en commercialisant un test sérologique « ultrarapide » permettant à partir d’une simple goutte de sang de savoir si le patient a été en contact avec le virus. Parmi les premiers acteurs mondiaux à dégainer, la société avait alors croulé sous les commandes, l’obligeant à construire un second site de construction. « On a été jusqu’à 160 salariés au moment du pic en juillet », souligne son PDG.
Dans l’attente d’un marquage CE pour ses autotests antigéniques
Depuis, la stratégie pour freiner la pandémie n’a cessé d’évoluer au fur et à mesure des avancées de la recherche et les tests PCR et antigéniques ont progressivement remplacé les tests sérologiques. « Certains pays d’Afrique ou d’Amérique latine nous passent encore commande mais ces tests n’ont pas vraiment trouvé leur place sur le marché », reconnaît Milovan Stankov-Pugès.
NG Biotech, qui emploie aujourd’hui 120 personnes, s’est alors lancée pied au plancher dans la course mondiale aux tests antigéniques. Depuis avril, elle commercialise, en partenariat avec les laboratoires Boiron, des autotests antigéniques sur prélèvement nasal dans les pharmacies françaises. « Nous attendons d’obtenir le marquage CE pour pouvoir commercialiser nos kits dans toute l’Europe », indique le PDG.
Un test de suivi vaccinal dans les cartons
En attendant, les deux sites de production de l’entreprise turbinent quand même avec 1,5 million de tests qui sortent chaque mois des ateliers. « On est en capacité d’en produire quatre puis dix millions par mois, on se tient prêt à répondre au marché », assure le chef d’entreprise, qui a profité du plan France Relance pour relocaliser dans le Morbihan la production de ses pièces en plastique.
A mesure que la vaccination progresse, la société a également dans les cartons un nouveau test de suivi vaccinal pour vérifier si le corps a développé des anticorps neutralisants après l’injection des deux doses de vaccin. « C’est en cours de développement mais nous attendons les recommandations des autorités sanitaires pour le commercialiser », détaille Milovan Stankov-Pugès, confiant dans l’avenir de sa société. « Même quand la pandémie sera passée, on aura toujours besoin de tests pour casser la chaîne de contamination et détecter la présence d’anticorps. »
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